Qui gère réellement les réseaux sociaux de votre restaurant ?
Une des premières questions que je pose à mes clients lorsque je démarre une mission de community management ou un accompagnement digital est très simple :
« Qui gère actuellement les réseaux sociaux de votre restaurant ? »
Et la réponse est souvent révélatrice.
Parfois, c’est le dirigeant lui-même qui publie lorsqu’il trouve quelques minutes entre deux services.
D’autres fois, c’est un serveur à l’aise avec Instagram, un apprenti qui aime réaliser des vidéos ou encore un membre de l’équipe qui s’en occupe lorsqu’il en a le temps.
Et puis, il y a aussi une situation que je rencontre régulièrement : les réseaux sociaux sont gérés par la conjointe ou le conjoint du gérant. Souvent parce qu’il faut bien que quelqu’un s’en charge et que cette personne possède une sensibilité pour la communication ou les réseaux sociaux.
Dans beaucoup de petites structures, c’est finalement une mission qui se retrouve entre les mains de la personne la plus motivée du moment.
Si vous êtes restaurateur, vous vous reconnaîtrez probablement dans l’une de ces situations.
Pourtant, lorsqu’on creuse un peu, on se rend vite compte que la question n’est pas seulement de savoir qui publie, mais surtout si cette organisation permet réellement au restaurant d’être visible et régulier sur les réseaux sociaux.
Car aujourd’hui, avant même de réserver une table, de commander dans un food truck ou de choisir un traiteur pour un événement, de nombreux clients vont consulter Instagram, Facebook ou Google pour se faire une première impression.

Les réseaux sociaux d’un restaurant peuvent-ils être gérés par un salarié ?
Confier les réseaux sociaux à un salarié est souvent la première solution envisagée par les restaurateurs.
Et dans certains cas, cela fonctionne très bien.
La personne connaît déjà l’établissement, les produits, les clients et l’ambiance de la maison. Elle est présente sur place et peut facilement capturer les coulisses, les plats du jour ou les moments forts d’un service.
Quand un salarié devient le référent communication du restaurant
Au fil de mes accompagnements, j’ai constaté que certains salariés développent naturellement une appétence pour la communication.
Ils aiment prendre des photos, filmer les préparations, réaliser quelques stories ou mettre en avant les nouveautés de la carte.
Cette implication est précieuse car elle permet de montrer le quotidien du restaurant avec authenticité.
Les contenus produits sont souvent spontanés et reflètent parfaitement l’ambiance de l’établissement.
Les limites d’une gestion des réseaux sociaux en interne
Le problème apparaît généralement lorsque cette mission devient secondaire.
Après tout, un serveur est avant tout là pour accueillir les clients. Un cuisinier doit gérer sa production. Un responsable de salle a déjà de nombreuses responsabilités.
Les réseaux sociaux passent alors après les priorités opérationnelles.
Il suffit d’un week-end chargé, d’un changement de carte ou d’une période de forte activité pour que les publications deviennent irrégulières.
Et lorsque la personne qui s’occupait de la communication quitte l’entreprise, tout le système peut se retrouver à l’arrêt.
La visibilité d’un restaurant se construit pourtant dans la durée. Les réseaux sociaux apprécient la régularité, tout comme les clients.
Les réseaux sociaux ne sont d’ailleurs pas les seuls outils de visibilité à surveiller. Lorsque j’accompagne un restaurateur, je m’intéresse également à sa fiche Google Business Profile. Car avant même de consulter Instagram, de nombreux clients regardent les avis, les photos et les informations présentes sur Google.
Si vous souhaitez améliorer votre visibilité locale, je vous invite également à lire mon article consacré à la manière d’optimiser sa fiche Google Business Profile pour attirer davantage de clients dans son établissement :
Faut-il faire appel à un community manager pour gérer les réseaux sociaux d’un restaurant ?
Face à ces difficultés, certains restaurateurs choisissent de faire appel à un community manager.
Cette solution permet généralement d’apporter davantage de structure à la communication de l’établissement.
Une expertise qui apporte de la régularité
Le community manager peut mettre en place une stratégie, planifier les publications, anticiper les événements importants et proposer des contenus adaptés aux objectifs du restaurant.
La communication ne dépend alors plus uniquement du temps disponible entre deux services.
Les réseaux sociaux deviennent un véritable outil de visibilité locale.
Pour les établissements qui souhaitent déléguer complètement cette partie, c’est souvent une solution très efficace.
Une réalité budgétaire à prendre en compte
Cependant, dans les petites structures, cette option n’est pas toujours accessible.
Je travaille régulièrement avec des food trucks, des traiteurs, des artisans de bouche ou des restaurants indépendants qui disposent de budgets limités.
Leur priorité reste souvent la gestion quotidienne de leur activité.
Investir dans une prestation complète de community management n’est donc pas toujours envisageable, même lorsqu’ils sont conscients de l’importance des réseaux sociaux.
Former la bonne personne : une alternative souvent pertinente
C’est justement pour cette raison que j’ai développé un accompagnement spécialement pensé pour les entrepreneurs culinaires.
L’objectif n’est pas de remplacer la personne qui gère déjà les réseaux sociaux, mais de lui donner une méthode claire et efficace.
Selon les établissements, cette personne peut être le gérant, un salarié, un associé ou encore le conjoint qui s’occupe déjà de la communication.
Pendant plusieurs semaines, nous travaillons ensemble sur les contenus à créer, les formats à privilégier, la visibilité locale, les vidéos, les stories et l’organisation du calendrier éditorial..
J’accompagne régulièrement des entrepreneurs culinaires partout dans la francophonie. Lorsque mes clients sont situés en Alsace, les séances peuvent se dérouler en présentiel. Pour les restaurateurs, food trucks, traiteurs et artisans de bouche situés ailleurs en France, en Belgique, en Suisse ou au Québec, l’accompagnement est tout aussi efficace en visioconférence.
L’objectif reste le même : mettre en place une méthode simple et adaptée à la réalité du terrain afin que la personne en charge des réseaux sociaux gagne rapidement en autonomie.
Ce qu’il faut retenir
Il n’existe pas une seule bonne réponse à la question : qui doit gérer les réseaux sociaux d’un restaurant ?
Chaque établissement possède sa propre organisation, ses contraintes et ses ressources.
Dans certains cas, un salarié motivé pourra parfaitement assurer cette mission.
Dans d’autres, faire appel à un community manager sera la solution la plus adaptée.
Mais il existe aussi une voie intermédiaire qui mérite d’être envisagée : former la bonne personne afin qu’elle puisse gérer les réseaux sociaux avec davantage de confiance, de méthode et de régularité.
Car au final, l’important n’est pas seulement de publier.
L’important est de communiquer de façon cohérente pour donner envie aux futurs clients de pousser la porte de votre établissement.
Et vous, qui gère actuellement les réseaux sociaux de votre restaurant ?

Oh, merci pour cet article ! C’est une vraie question, et on n’a pas toujours la bonne personne pour gérer les réseaux sociaux dans l’entreprise. Sans compter qu’on a essayé de déléguer, mais c’est à la fois un gros budget et beaucoup de temps, parce que la personne ne fait pas partie de la boîte et il faut predre du temps pour expliquer, raconter… Je trouve que votre proposition d’accompagnement est tentante. Hâte d’en savoir plus !
Merci Loic pour ton retour enjoué. Tu peux voir l’intégralité de mes services sur le lien suivant au besoin : https://joelle-booste-ta-com.fr/services-community-manager-food/
Sujet très intéressant, car la gestion des réseaux sociaux est devenue un véritable enjeu pour de nombreux restaurants. J’ai apprécié ton approche pragmatique et le fait que tu mettes en avant les différentes options possibles plutôt qu’une solution universelle. Cela permet à chacun de trouver l’organisation la plus adaptée à sa situation. Une lecture utile pour prendre du recul sur un sujet souvent plus complexe qu’il n’y paraît.
Exactement Miren , cela permet a chacun de trouver la solution la plus adaptée à leur entreprise culinaire 😉
Cette analyse et cette mise en place sont à la fois pertinentes et pratiques. Il est important de voir clairement ce qu’il faut faire pour pouvoir ensuite l’appliquer.
Sujet pertinent, comme article, même si je ne suis pas restaurateur 🙂
La problématique du temps et de la stratégie de communication sur les RS dont, il faut l’avouer, les algorithmes changent plus vite que la météo …. est un véritable challenge au quotidien.
J’ai l’impression que ce qui compte vraiment, indépendant peut-être du contenu en lui-même, est la notion de régularité de publication. En tant que solo-preneur pour mon projet, je me rends compte que cette « charge » de travail à gérer, devient plus simple lorsqu’elle apparaît en « dur » dans mon agenda, non lié à une quelconque motivation du moment. De là à pouvoir dire que cela en devient une « habitude » bien ancrée, il paraît qu’il faut tenir 21 fois d’affilée, sans faillir pour que cette nouvelle activité soit intégrée.
Merci Francois pour ton retour, je te conseil vivement de te bloquer une heure de temps pour réaliser un calendrier éditorial. Cela te permettra d’être régulier dans tes publications , et de savoir ce que tu veux partager, pourquoi et dans quel but, à ta communauté . Est ce que tu veux gagner en visibilité? est ce que tu veux augmenter ta communauté ? est ce que tu veux convertir? (…) c’est les réponses à ces questions qui te permettent de réfléchir à une stratégie de communication 🙂 pour ne pas poster juste parce qu’il faut poster.
Article très utile et concret.
Le fait que tu ne présentes pas une solution unique, mais plusieurs options réalistes selon la taille du restaurant, le budget et les ressources disponibles est top.
La piste de former la bonne personne en interne me semble particulièrement pertinente.
Bonsoir Sabine, oui c’est vrai que souvent cette solution correspond aux foodpreneurs car ils n’ont pas la contrainte de devoir payer mensuellement quelqu’un 😉
Une analyse très juste ! Même si je n’évolue pas dans le secteur culinaire (ma mission est d’accompagner et d’apaiser le deuil animalier), je retrouve exactement les mêmes problématiques chez les professionnels de proximité que je côtoie. Le manque de temps et la peur de mal faire bloquent souvent les initiatives. Ton alternative de former la bonne personne en interne est universelle : elle permet de garder cette authenticité si précieuse, tout en acquérant la structure nécessaire pour durer.
oui c’est exactement ça Pamela, merci pour ton retour pertinent 🙂